
Il y a un peu plus d’un mois, le scandale des bébés agressés sexuellement au sein du service de réanimation néonatale de l’hôpital de Montreuil éclatait. Craignant que leur enfant ait été victime de la suspecte, une infirmière qui aurait transmis des vidéos de ses agissements à son compagnon, quinze familles s’étaient constituées parties civiles. L’enjeu de la démarche : être tenu au courant de l’évolution de la procédure, mais aussi demander des dommages et intérêts.
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Deux victimes identifiées jusqu’à présent
Fin juillet 2025, le juge d’instruction a toutefois rejeté la requête des familles, a appris Le Parisien, ce qui a suscité leur déception et leur incompréhension. « Nous avons été auditionnés par la police, pourquoi nous refuse-t-on la partie civile ? J’ai l’impression qu’on cherche à ranger cette affaire dans un tiroir », a témoigné le père d’un garçon de 9 mois auprès de nos confrères. Un sentiment qui n’est pas récent : peu après la révélation de l’affaire, les familles avaient dénoncé le silence de l’établissement.
Secret de l’instruction oblige, rien n’a filtré sur les motivations du juge à déclarer irrecevable la constitution de partie civile des familles. Mais, dans un communiqué transmis ce mercredi 3 septembre 2025 à actu, le procureur de Bobigny, Éric Mathais, a, entre les lignes, apporté des explications et cherché à répondre à l’émoi qui les traverse à nouveau.
Après un rappel des faits et des investigations qui ont abouti à la mise en examen des deux suspects, le parquet souligne qu’à ce jour, « deux victimes ont été identifiées et que leurs parents ont été invités à se constituer parties civiles ». Le juge d’instruction a bien été destinataire de 13 autres constitutions de partie civile concernant des nourrissons. Mais, « à ce stade, l’enquête n’a pas permis d’établir qu’ils avaient été victimes. Le juge a donc constaté l’irrecevabilité de ces constitutions. En effet, conformément à l’article 2 du Code de procédure pénale, seules les victimes certaines, qui ont directement souffert du dommage causé par l’infraction, peuvent se constituer partie civile. »
Le parquet de Bobigny insiste : « L’objectif est de faire toute la lumière sur ce dossier. » Les investigations se poursuivent, menées par la sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis. Et « si elles mettaient en évidence l’existence de faits nouveaux concernant d’autres victimes, le juge d’instruction en serait supplétivement saisi et en informerait, conformément à l’article 80-3 du Code de procédure pénale les parents, ce qui permettrait d’accueillir de nouvelles constitutions de partie civile ».
Selon Le Parisien, citant Me Besma Maghrebi-Mansouri, « les familles entendent toutes interjeter appel de cette décision ».
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