
Le pouvoir malien se trouve dans une situation sans précédent depuis le coup d’État de 2020 : le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué et le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu ni n’a pris la parole depuis samedi.
Plusieurs centaines d’hommes et de femmes de la diaspora malienne ont manifesté lundi soir à Montreuil leur soutien aux militaires maliens, scandant «à bas les terroristes» ou criant le nom du général Sadio Camara assassiné. Le pouvoir malien se trouve dans une situation sans précédent depuis le coup d’État de 2020 : le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué et le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu ni n’a pris la parole depuis le début, samedi, de combats acharnés entre l’armée et des djihadistes alliés à des séparatistes touareg.
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Le Haut conseil des Maliens de France avait organisé, en urgence, ce rassemblement à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Sa présidente, Dalla Dramé, a chanté l’hymne national malien, la main sur le cœur, sur les marches de l’hôtel de ville avant de faire scander le nom du ministre «lâchement assassiné par les terroristes». «Le danger majeur, il a toujours été là : ce sont les djihadistes, ils sont dans le pays et on soutient les forces de sécurité qui font tout ce qu’ils peuvent pour pouvoir les faire reculer», a-t-elle ensuite expliqué à l’AFP.
Les autorités, «nous, on ne les considère pas comme une junte : ils sont là et gouvernent le pays depuis plusieurs années, la population est avec eux, la diaspora est avec eux», a affirmé Mme Dramé, née en France il y a 47 ans. Montreuil compte une communauté d’origine malienne estimée à 10.000 personnes – dont une partie vit dans la douzaine de foyers de travailleurs migrants que compte la ville, en banlieue est de Paris.
«Ce qui se joue, c’est l’existence même du Mali»
Chauffeur routier de 57 ans, Yacouba, Malien arrivé en France en 1990 et habitant Aubervilliers, a relaté qu’il travaillait samedi lorsqu’il avait appris par RFI ce qui se passait dans son «pays souverain qui n’a agressé personne», et avait «versé des larmes» : «Les Maliens qui sont sur place là-bas, ils souffrent. Même nous qui sommes à l’extérieur, on souffre». «Ce qui se joue, c’est l’existence même du Mali», a assuré à l’AFP une adjointe au maire de Montreuil, Dejneba Keïta, née au Mali en 1970. Elle-même venait de faire scander à la foule les slogans «à bas les terroristes», «à bas les ennemis du Mali».
«On dit au peuple français, au gouvernement français, aux élites françaises et à la communauté internationale d’aller au chevet du Mali», a ajouté Mme Keïta. Elle a par ailleurs rappelé que les interventions militaires «ne règlent pas tout», relevant que sinon l’opération menée au Mali par l’armée française à partir de janvier 2013 aurait tout arrangé. «Il n’y a même pas d’État, on ne sait même pas où est le président…», soufflait une personnalité malienne montreuilloise, inquiète, sous couvert de l’anonymat.
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