
FAITS DIVERS – Tout est parti d’un simple échange sur les réseaux sociaux. Samedi 2 août, une infirmière de l’hôpital André Grégoire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), suspendue depuis par l’établissement, a été mise en examen pour agressions sexuelles sur mineurs après l’exploitation de vidéos impliquant des nourrissons. Son compagnon a lui été mis en examen pour complicité d’agressions sexuelles, accusé d’avoir été l’instigateur.
Mais avant l’intervention des autorités, c’est l’alerte d’une jeune femme de 19 ans qui a permis de révéler l’affaire et de remonter jusqu’au couple.
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Cette dernière raconte au Parisien avoir fait la rencontre de Redouane E., un homme de 28 ans, sur X fin juillet. Après quelques échanges sur la difficulté de vivre seul, l’homme lui envoie du contenu sexuel, puis pédopornographique. Le suspect lui transmet également son second compte X, où il publie « des vidéos de lui pendant ses relations sexuelles ». Les échanges se poursuivent, selon elle, pendant trois jours sur l’application Snapchat, où il lui partage des vidéos pédocriminelles et des captures d’écran de ses conversations avec sa compagne, Juliette S.
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« J’étais incapable de manger, de dormir tranquillement », raconte l’étudiante, qui prend alors contact avec l’association Alerte pédo et bloque son interlocuteur.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’association affirme que « Redouane et une femme travaillant avec des nourrissons dans un hôpital (93) abuseraient sexuellement des bébés. La femme […] mettrait ses doigts dans la bouche, les déshabillerait et jouerait avec leurs parties intimes tout en filmant pour les partager ». Le post a déjà été vu plus de 500 000 fois.
Une femme accusée à tort
Très vite, l’affaire s’emballe et les internautes se mettent à chercher l’identité de ladite infirmière. Une femme voilée nommée Leïla est désignée comme coupable, notamment par le compte TikTok « Le Journal », qui démentira par la suite. Des vidéos d’elle, où son visage est à peine flouté, sont notamment diffusées.
En parallèle, des soupçons d’agressions à caractère raciste émergent sur les réseaux sociaux. En cause, des captures d’écran d’une conversation entre Redouane E. et Juliette S. où ils mentionnent « un bébé black ». « Des enfants noirs ont été violés dans un hôpital du 93 », affirme un membre du collectif Nehema, qui appelle à agir « de la façon la plus brutale possible ».
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Samedi 2 août, une manifestation est organisée devant l’hôpital de Montreuil, à l’appel de plusieurs collectifs, rassemblant une cinquantaine de personnes.
Le soir même, Juliette S., une infirmière de 26 ans est mise en examen pour agression sexuelle sur mineurs de moins de 15 ans ainsi que pour captation et diffusion d’images à caractère pédopornographiques. Selon le parquet de Bobigny, les faits ont été commis en décembre 2024 et janvier 2025.
L’infirmière s’était présentée mercredi 30 juillet au commissariat de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) afin de dénoncer les faits qu’elle aurait commis, a indiqué le parquet. Elle a également dénoncé Redouane E., affirmant avoir été sous son emprise.
Deux victimes identifiées
Deux victimes ont pour l’heure été identifiées dans l’exploitation des vidéos. Le parquet précise qu’« il n’y a aucun caractère racial dans le passage à l’acte, l’un des enfants est blanc, l’autre noir ».
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Dans un communiqué de presse diffusé le 1er août, la direction du groupement hospitalier de territoire Grand Paris Nord-Est (GHT GPNE) a indiqué que « cette infirmière exerçait exclusivement dans le service de réanimation néonatale de l’hôpital de Montreuil », qui prend en chargé les bébés nés prématurément, et ne travaillait pas à la maternité. « Les agissements de cette infirmière, s’ils sont confirmés par l’enquête de police en cours, sont une grave dérive personnelle que l’hôpital condamne fermement. Ils ne sont en aucun cas une pratique collective de service », ajoute la direction du GHT GPNE.
L’infirmière mise en cause « a été suspendue à titre conservatoire en attendant les conclusions de l’enquête de police », toujours d’après le GHT GPNE.
Juliette S. et Redouane E. ont été placés sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet qui avait requis leur placement en détention provisoire.
De son côté, la femme accusée à tort, qui ne se nomme pas réellement Leïla, a affirmé auprès du Parisien vouloir porter plainte contre « tous les comptes ayant diffusé ou relayé ces fausses informations » ainsi que « contre toutes les personnes l’ayant menacée ou insultée en commentaire des publications ou par messages privés ».
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