
Invitée d’Ici Paris Ile-de-France, Nathalie Donikian, directrice littéraire du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse en Seine-Saint-Denis, nous présente les grandes lignes de sa 41ème édition, qui ouvre ses portes à Montreuil, ce mercredi.
Rendez-vous incontournable de la littérature jeunesse, le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse en Seine-Saint-Denis ouvre ses portes ce mercredi à Montreuil. Alors qu’un jeune sur cinq ne lit jamais dans le cadre de ses loisirs, les adolescents lisent de moins en moins, mais l’offre jeunesse n’a jamais été aussi florissante. Elle représente actuellement 13% des ventes de livres en France. « La littérature jeunesse est florissante« , explique Nathalie Donikian, directrice littéraire de cette 41ème édition, » par ce qu’il y a une diversité, une pluralité aussi de genres qui se développent, que ce soit pour les tout-petits jusqu’aux plus grands […] on l’explique aussi par une volonté des auteurs, des autrices, des illustrateurs, des illustratrices, des éditeurs, des éditrices, de faire des recherches, d’aller vers ces publics, avec des propositions qui sont plus diverses les unes que les autres, donc certes il y a les chiffres, mais il y a aussi toutes les propositions éditoriales et créatives« .400 exposants, une exposition sur le thème choisi cette année autour de « L’art de l’autre », des tables rondes, et toujours cette volonté de s’adresser à toutes et tous » à ces publics qui pensent que le salon n’est pas pour eux, que ce soit du côté du handicap, mais aussi de la précarité« . Toute littérature est bonne à lire. La romance, nouveau phénomène de « Young littérature » qui attire de plus en plus de lectrices et le Manga qui reste une valeur sûre, pour les publics jeunes. Et aux parents qui pourraient s’inquiéter de voir leurs enfants ne lire que ce type de littérature, Nathalie Donikian répond : « c’est une lecture particulière, c’est savoir décrypter des images, savoir décrypter des mouvements dans le manga, et les enfants sont très forts pour ça, donc ça permet de cultiver sa culture de l’image, d’une certaine façon, de la nourrir, et c’est une porte ouverte aussi vers d’autres lectures, peut-être ensuite. »

